/1er mai frontiste/

 

Le premier tour de l’élection présidentielle a vu l’élimination du leader frontiste et le score de Jean-Marie Le Pen plonger à son niveau le plus bas depuis le début des années 1980. Jour de la fête du travail, le 1er mai est aussi celui du défilé du Front National. Cette année, défaite électorale oblige, les rangs s’étaient clairsemés. 2000 à 3000 militants et sympathisants étaient ainsi présents selon la police, 15 000 selon les organisateurs.

 

Au cris de  "France Le Pen - France chrétienne !", "Sarko-Ségo, que du pipeau", ou "Le Pen Président", tous ont rejoint la place de l'Opéra où le leader du FN a prononcé son traditionnel discours du 1er mai. On sentait comme une pointe d’amertume, qui confinait souvent au ressentiment. L’ambiance était tendue cette année : regards parfois haineux, quelques "collabos" lancés dans ma direction, et même une droite lancé par un vieux qui "[n'aimait] pas les journalistes" évitée de justesse.

 

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